Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par CFTC Santé sociaux 44 Nantes et Loire-Atlantique

Une étude de la DREES précise ce qu'il en est de la baisse du nombre de candidats pour exercer la profession d'aide-soignant.

Parmi les métiers soignants celui d'aide-soignant est le plus touché par les difficultés de recrutement. Au-delà du sens de ce métier où l'on est particulièrement sensible au "prendre soin" on constate effectivement qu'il est de moins en moins attractif.

Force est de constater que depuis les alertes à ce sujet largement partagées lors de la mobilisation en faveur des EHPAD et de la prise en charge des personnes âgées, et malgré quelques efforts ici ou là pour favoriser un regard positif sur le métier et attirer de nouveaux candidats (par exemple par l'apprentissage), la courbe ne s'inverse pas.

Les conditions de travail alliées à la modestie des salaires sont en cause, avec une prise en compte insuffisante de la pénibilité. Même si l'on peut penser que la suppression du concours d'entrée en institut de formation supprimera l'un des freins d'accès à la profession, il est peu probable que cela compensera la forte diminution du nombre de candidats ces dernières années.

Quant aux autres annonces effectuées récemment par Edouard Philippe et Agnès Buzyn en faveur de l'hôpital et du secteur de la santé ne nous paraissent hélas pas suffisantes pour inverser la tendance.

Nous ne comprenons pas en particulier l'annonce sur la prime réservée aux assistants de soins en gérontologie (ASG), c'est-à-dire à ceux (une minorité) qui ont pu suivre la formation, l'accès à cette formation restant très restreint du fait de directions peu enclines à augmenter leur masse salariale, mais aussi des problèmes de remplacement pendant les formations alors que déjà on manque d'aide-soignants.

Cette prime telle qu'elle se présente ne contribue donc qu'à creuser les inégalités entre professionnels à conditions de travail identiques ou comparables. Soit il s'agit d'une prime pour compenser des conditions de travail difficiles (et donc une réponse partielle au manque actuel d'attractivité de ce métier), soit il s'agit d'une prime discriminante qui ne résoudra sûrement pas le problème d'attractivité et la crise actuelle de recrutement dans les instituts de formation et à leur sortie.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :